300 Kms à pieds sur le GR34 du 14 au 24 mai 2026
Barbara, atteinte de fibromyalgie, relève ce défi pour soutenir la recherche sur la fibromyalgie et espère obtenir 1000€
Vous pouvez la suivre sur Facebook Rando Fibro https://www.facebook.com/profile.php?id=61578489370716&wa_status_inline=true
et faire un don pour la recherche (déductible des impôts) en allant sur la cagnotte de la Fondation INSERM https://don.fondation-inserm.org/cagnotte-barbara-beaugrand/
Facebook et cagnotte sont aussi accessibles via les QR Code de l’affiche ci-dessous
Voici son témoignage :
Je m’appelle Barbara, j’ai 51 ans et je suis atteinte de fibromyalgie depuis plus de 10 ans.
Au début, je pouvais encore continuer à travailler. Mais mes collègues subissaient mes absences répétées et, lorsque j’étais présente, je faisais beaucoup d’erreurs à cause de la fatigue et des douleurs. Depuis décembre 2019, je suis donc en invalidité catégorie II.
Les débuts ont été très compliqués. J’ai enchaîné les examens médicaux qui, bien souvent, concluaient que « tout allait bien ». Pourtant, du jour au lendemain, je souffrais énormément et j’étais constamment épuisée. Je rentrais du travail uniquement pour aller me coucher. Je ne voyais presque plus mes filles ni mon mari… une vraie vie de famille chamboulée.
Aujourd’hui, le fait de ne plus travailler me permet de mieux gérer mon quotidien et mes douleurs. Mais attention, cela ne veut pas dire que je vais mieux. Au contraire, de nouvelles douleurs apparaissent et la récupération devient de plus en plus difficile avec le temps.
Je me réveille toujours très fatiguée et douloureuse. Les gestes les plus simples deviennent parfois compliqués. Par exemple, battre des œufs pour une omelette peut être douloureux, et j’ai souvent besoin de quelqu’un pour ouvrir une simple bouteille d’eau.
Un trajet en voiture peut provoquer des acouphènes. Une soirée entre amis peut me demander jusqu’à trois jours de récupération : fatigue intense, douleurs, acouphènes…
La fibromyalgie agit aussi sur la mémoire : je cherche mes mots, j’oublie parfois le prénom des gens… tout le monde finit par s’appeler « machin » ou « machine » ! Heureusement, ma famille arrive à me suivre.
J’ai aussi traversé une dépression. J’avais du mal à accepter cet état alors que j’étais une personne très active auparavant.
J’ai même sombré dans l’alcool pendant un temps. J’avais l’impression que boire me faisait oublier mes douleurs et cette dégradation physique.
Mais aujourd’hui, cela fait plus de 9 mois que je ne touche plus une goutte d’alcool. Au moment de cette randonnée, cela fera un an sans alcool : un autre combat dont je suis très fière.
Alors vous allez peut-être vous demander : pourquoi faire une randonnée de 300 km ?
Il y a deux ans, j’ai relié Roscoff à Brest à pied, soit 250 km. Malgré les douleurs et la fatigue, j’y ai pris un immense plaisir et une grande fierté.
Le sport me fait du bien. C’est une véritable thérapie pour moi.
Je marche, un pied devant l’autre, les yeux posés sur une nature magnifique. Pendant ces moments, j’oublie un peu mes douleurs et mon quotidien.
Cette nouvelle marche de 300 km, du Mont-Saint-Michel à Paimpol, sera pour moi un nouveau défi, un nouveau dépassement de soi, et une façon de me prouver que je suis encore capable.
Cette fois-ci, j’ai aussi décidé de donner un sens supplémentaire à cette aventure.
Je souhaite témoigner et ouvrir une cagnotte au profit de l’INSERM, qui possède un service dédié à la recherche sur la fibromyalgie.
C’est pourquoi je compte sur vous pour m’accompagner dans ce défi, en participant si vous le pouvez par un don.
Mes proches savent que je ne demande jamais rien. Je reste toujours souriante et j’essaie de profiter de la vie. C’est donc la première fois que je sollicite mon entourage.
Mon objectif est simple :
300 km de marche et 1 000 € pour la recherche.
Un immense merci à toutes les personnes qui me soutiendront dans cette aventure.
Barbara
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