À l’occasion de la Journée mondiale de la fibromyalgie, France 2 a diffusé un reportage marquant dans l’émission Télématin, intitulé « Des douleurs inexpliquées ».
Il met en avant le témoignage de Sabah qui présente son parcours. Son histoire illustre avec force ce que vivent de nombreuses personnes atteintes de fibromyalgie : des douleurs permanentes, invisibles, mais bien réelles.
« La maladie de la fibro, ça fait au moins dix ans que je l’ai. J’étais toujours fatiguée et j’avais des douleurs atroces… et ça ne passait pas. » s’exprima Sabah dans le reportage de Télématin diffusé en Mai 2019.
Pendant des années, Sabah a cherché à comprendre. Les examens médicaux restaient normaux, les traitements ne soulageaient rien.
« On me disait : c’est dans la tête, raconte-t-elle. Mais moi, je savais que ce que je ressentais, c’était dans tout mon corps. »
Reprendre confiance grâce à une prise en charge adaptée
Sabah est aujourd’hui suivie dans un centre de rééducation spécialisé à Roni-sur-Seine, dans les Yvelines.
Elle y bénéficie d’un accompagnement complet : kinésithérapie, balnéothérapie, exercices de gym douce et soutien psychologique. Cette approche pluridisciplinaire lui a permis de retrouver un équilibre, pas à pas.
« On a peur du mouvement, parce qu’on a tellement mal en bougeant qu’on n’ose plus. Mais petit à petit, j’ai recommencé à bouger… et ça m’a fait du bien. »
Grâce à la patience de l’équipe soignante et à sa persévérance, Sabah a senti les premiers effets positifs : moins de douleurs, un moral qui remonte, et la sensation de reprendre le contrôle sur sa vie.
« La première semaine, j’ai commencé à avoir des résultats. Même le moral allait mieux. »
Devenir actrice de sa guérison
Dans ce centre, les soignants encouragent chaque patient à ne plus subir la douleur, mais à la comprendre pour mieux la gérer.
L’objectif est clair : redevenir maître de son corps. L’activité physique, même douce, aide à réhabituer les muscles, à retrouver la confiance perdue et à rompre le cercle de la peur du mouvement.
« Notre rôle, explique un membre de l’équipe, c’est de leur apprendre à mieux gérer la douleur, pour qu’ils n’en soient plus esclaves mais qu’ils en deviennent les maîtres. »
Être reconnue, enfin
Pour Sabah, cette reconnaissance est une étape essentielle : être écoutée, crue et accompagnée change tout.
« Psychologiquement, c’est important d’être reconnue comme malade », confie-t-elle.
Pendant longtemps, elle a entendu que tout était imaginaire.
Un message d’espoir
Sabah avance désormais avec plus de sérénité. Elle sait que la maladie ne disparaîtra pas du jour au lendemain, mais elle a appris à apprivoiser la douleur, à écouter son corps et à ne plus se sentir seule.
« Même avec du mal, j’essaye quand même. C’est difficile, mais je me bats. »
Son témoignage rappelle qu’au-delà des symptômes, la fibromyalgie est aussi une histoire de courage, de patience et de dignité retrouvée.
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